La chimie à outrance ou les moyens naturels ?

Photo: Marengo Patenhund Franky

Une question difficile pour le propriétaire du chien !
Il peut être amené à se poser cette question dans le souci qu’il a de faire au mieux pour traiter son animal contre les tiques, les acariens et les puces, en soignant quotidiennement sa peau et son pelage ou ses oreilles saines ou malades
Malheureusement, la peur des maladies provoquées par les parasites du chien ainsi que le souci de sa propre santé et de celle de son entourage font que ce genre de problème est souvent mis entre les mains des vétérinaires ou de l’industrie pharmaceutique, c’est là que l’on a en général recours à la chimie. Dans la jungle des préparations pharmaceutiques qui présentent souvent un statut de panacée, on oublie facilement qu’il existe aussi des arguments contre les traitements chimiques des parasites. Outre les effets secondaires, contre-indications et précautions d’emplois cités par les fabricants eux-mêmes, les antiparasites chimiques n’offrent pas une protection à 100 %. De plus, on utilise en partie des principes actifs contre lesquels les parasites sont déjà résistants, de sorte que l’on s’accommode de conséquences pesantes pour l’organisme de ces produits chimiques absolument inefficaces.
Lorsque des problèmes apparaissent au niveau du métabolisme, de la peau et de la digestion après 1 à 3 applications d’un antiparasite chimique, on ne fait plus le rapport entre ces problèmes et les préparations chimiques. Toutefois, l’expérience que nous avons acquise dans le cadre des services conseils que nous proposons à nos clients nous a montré que seuls l’arrêt des applications de tels produits chimiques et l’emploi de produits et moyens naturels peuvent permettre la régénération du chien.
De même, il ne faut pas oublier que la tendance aux invasions de parasites augmente lorsque l’animal présente des troubles du métabolisme (foie et reins). Souvent les invasions de puces à répétition peuvent être causées par une maladie du foie. Il est facile de comprendre qu’il faut, dans de tels cas, réfléchir s’il est vraiment nécessaire de solliciter davantage l’organisme par des antiparasites chimiques.
Toute la question est là ! Avant d’appliquer un traitement antiparasitaire chimique, il convient de réfléchir à la question. La peur des conséquences néfastes éventuellement causées par les parasites ne devrait pas faire oublier qu’il existe des produits naturels efficaces pouvant protéger le chien de manière adéquate. En général, ces traitements de lutte contre les parasites nécessitent un peu plus de mesures, ils n’en sont pas moins efficaces et bien tolérés par le chien, l’homme et l’environnement.
C’est pourquoi nous vous demandons la chose suivante : Consultez la notice des produits chimiques antiparasites et prenez votre décision en pesant le pour et le contre de façon critique :
La chimie à outrance ou les moyens naturels ?

La chimie à outrance ou les moyens naturels - ce que l’on ne voit en général pas sur les notices des produits…

Outre leur effet antiparasitaire, les produits antiparasites chimiques ont toujours des effets secondaires qu’il convient de ne pas minimiser. Les préparations à appliquer par pipette ou par spray (produits spot-on) ainsi que les colliers antipuces contiennent des substances pesantes pour l’organisme du chien qui s’y accumulent et passent dans le sang ou en permanence en petites quantités par la peau et le pelage.

La plupart de ces antiparasites chimiques contiennent des insecticides par contact comme par exemple le fipronil ou la perméthrine qui interrompent la conduction des cellules nerveuses et les détruisent. Certains autres produits contiennent par exemple le lufenuron qui est un inhibiteur de la croissance des parasites (modification des gènes). Malheureusement, le propriétaire du chien ne lit pas souvent entièrement la notice des produits. On y trouve en partie des effets secondaires et des précautions d’emploi qu’il est indispensable de respecter.
En outre, l’efficacité de ces produits chimiques est de plus en plus remise en question en raison des résistances que développent les parasites vis-à-vis de certaines substances.

N’oubliez pas :
Ce qui, pour les parasites gênants et extrêmement résistants, se termine par la mort peut bien sûr se révéler très pesant et allergène pour le système immunitaire du chien, en faisant abstraction d’autres facteurs de risques éventuels altérant le métabolisme. Et l’idée que nos chiens soient traités par pipette ou spray avec des insecticides par contact n’est pas faite pour rassurer l’ami des chiens.

Songez que l’emploi de ces produits chimiques peut perturber non seulement votre chien mais également vous-même et vos enfants, même si la plupart des fabricants parlent plutôt d’une faible toxicité pour les êtres humains et les autres mammifères. Dans ce contexte, il convient en outre de rappeler ici la notion de protection des animaux. En effet, en règle générale, les produits antiparasitaires doivent passer par d’innombrables phases de tests pratiqués sur les animaux avant d’être mis sur le marché.

 

Différents modes d’action des antiparasites chimiques

Par principe, on emploie dans le secteur de la lutte contre les tiques, les puces et les acariens soit ce que l’on appelle les insecticides par contact avec ou sans effet « knock down » soit des substances chimiques qui passent du sang des chiens aux parasites.

Insecticides par contact sans effet « knock-down »

Il existe en particulier, parmi les insecticides par contact, des produits fabriqués sur la base de la substance fipronil sous forme de produits « spot-on » qui sont appliqués à la nuque par pipette ou par spray. Lorsque la peau est intacte, le fibronil ne parvient que dans les couches supérieures de la peau, lorsque le produit s’accumule dans les glandes sébacées de l’animal, il est réparti par l’intermédiaire de leurs sécrétions sur la peau et le pelage entier. Le parasite absorbe la substance par contact avec la peau ou le pelage traité étant donné que l’insecticide par contact arrive par les couches supérieures de la peau.
Le fipronil bloque le système de conduction du système nerveux du parasite provoquant ainsi une réaction incontrôlée voire une excitation mortelle du système nerveux central, les insectes et acariens meurent.
D’après les fabricants, il peut aussi y avoir aspiration des tiques chez les animaux traités et l’on ne peut donc pas exclure une transmission des maladies infectieuses si les conditions défavorables sont présentes.

Insecticides par contact avec effet « knock-down »

On conseille l’application de perméthrine comme exemple typique d’insecticide par contact avec effet « knock-down ».
La perméthrine est un insecticide et un acaricide de la famille des pyréthroïdes. Les pyréthroïdes sont utilisés comme insecticide et acaricide pour lutter contre les parasites. De nombreux insecticides et appâts pour lutter contre les mouches dans les étables où se trouvent des bovins contiennent de la pyréthroïde. En outre, ces composés sont également employés pour les animaux comme ectoparasitique dans des shampooings, clips d’oreilles, différents bains, colliers et autres traitements.
La perméthrine bloque le système de conduction du système nerveux du parasite provoquant ainsi une réaction incontrôlée voire une excitation mortelle du système nerveux central, les insectes et acariens meurent. La perméthrine agit tant comme insecticide par contact, donc par le stockage de l’insecticide dans les couches supérieures de la peau et l’émission permanente de la substance par la peau et le pelage que comme une sorte de répulsif destiné aux tiques et puces qui n’ont pas encore mordu l’animal. L’effet se base sur une irritation nerveuse qui provoque entre autres un dysfonctionnement des extrémités des ectoparasites. En quelques minutes, l’insecte ne peut plus bouger, on parle d’un effet « knock-out ». La mort suit après quelque temps. Selon les fabricants, les chiens sont protégés des tiques, des moustiques et des puces du fait qu’on les a repoussés et qu’ils finissent par mourir, LA PLUPART DU TEMPS avant qu’ils aient pu mordre et s’accrocher dans la peau. Les puces sont détruites avant qu’elles aient pu pondre des œufs. Aucun fabricant utilisant la perméthrine ne peut garantir une protection à 100 %.

Effet sur le sang

Outre la possibilité de lutter contre les parasites par la chimie et par les insecticides par contact, on utilise aussi des substances chimiques qui, après administration orale (par exemple de comprimés), passent en permanence pendant un certain temps dans le sang du chien en petites quantités. Le lufenuron est une de ces substances très souvent employée. On trouve le lufenuron, outre son emploi contre les puces, en particulier aussi en combinaison avec d’autres substances actives en tant qu’antiparasite à large spectre.
Le lufenuron est un dérivé benzoylique de l’urée, on le qualifie d’inhibiteur de développement des insectes empêchant la formation de chitine des parasites (la chitine est un élément essentiel de la paroi cellulaire des champignons et du squelette/exosquelette des parasites). Après l’ingestion, le principe actif est stocké dans la couche graisseuse du chien et il est évacué en petites quantités dans le sang, en général dans les 30 jours. Le lufenuron n’a pas d’effet de répulsif dans le sens où l’effet n’intervient qu’après que le parasite a été en contact avec le sang du chien. Si la dose est normale, le lufenuron n’a aucun effet sur les puces adultes, cependant il interrompt le cycle de développement des puces et empêche la production d’œufs du fait que les puces absorbent du sang.

Combinaison de produits

La plupart des préparations contenant plusieurs principes actifs comme par exemple la moxidectine ou l’imidaclopride, sont utilisées pour le contrôle de l’infestation par les puces et contre ce que l’on appelle les endoparasites (des parasites qui vivent dans l’organisme du chien comme des vers, les dirofilaria immitis, les larves), nous n'y reviendrons pas dans notre réflexion.

Jetons un regard sur la notice…

Voici quelques extraits de notices qui ne concernent que les précautions d’emplois ainsi que les contre-indications. Vous trouvez les effets secondaires et les interactions sur les notices de chaque préparation. Après l’emploi du produit, se nettoyer soigneusement les mains avec de l’eau.
Ne pas conserver le produit à côté de denrées alimentaires, boissons ou aliments pour animaux.
Toxique pour les animaux vivant dans l’eau et les abeilles !
Éviter tout contact entre les produits à la perméthrine et les aquariums, les bassins pour poissons, etc.
Ne pas employer pour les animaux destinés à l’alimentation.
S’assurer que le produit est appliqué à un endroit que l'animal ne pourra pas lécher et que les animaux traités ne pourront pas se lécher mutuellement.

Éviter que l’animal ne se baigne ou soit très mouillé dans les deux jours qui suivent le traitement ainsi que plus d’un bain par semaine. Dans les deux jours suivant le traitement, les chiens ne doivent pas nager dans les cours d’eau. Peut nuire aux organismes vivant dans l’eau.
Éviter tout contact avec les doigts.
Ne pas toucher les animaux traités, les enfants ne doivent pas jouer avec les animaux traités jusqu'à ce que l'endroit où le produit a été appliqué soit sec.
Ne pas dormir tout près des animaux qui viennent d’être traités, en particulier les enfants.
Ne pas fumer, boire ni manger pendant l’application.
Source : http://www.vetpharm.uzh.ch/

Alternative naturelle : Comment Marengo Limes Spray agit-il ?

Marengo Limes-Spray agit grâce à des huiles essentielles qui « éloignent » des chiens les parasites comme les tiques, les puces et les acariens. C’est la raison pour laquelle on peut aussi appeler Marengo Limes-Spray répulsif (un répulsif est, au sens propre du terme, un produit dont le principe actif est reconnu par un organisme par l’odorat et qui repousse celui-ci sans le tuer). Le principe actif principal contenu dans Marengo Limes-Spray est de l’huile de lavande, connue depuis des temps pour son action répulsive à l’encontre des parasites et qui est même répertoriée en tant que principe actif dans le règlement CE concernant les répulsifs existant depuis quelques années.
L’huile de lavande ainsi que l’huile de menthe et l’huile de clou de girofle qui sont des substances destinées aux soins ont une action répulsive sur les parasites dans le sens où elles créent sur le chien un climat qui leur est désagréable et qu’ils s’en éloignent. Il ne se dégage aucun poison qui tue les parasites mais les parasites sont éloignés de manière naturelle.

En comparaison : La chimie à outrance ou les moyens naturels ?

Produits chimiques Produits Marengo
  • Bonne protection mais pas à 100 %
  • Développement possible de la résistance à l’encontre des principes actifs chimiques
  • Applications toutes les 4 à 6 semaines, donc moins de travail pour le propriétaire
  • Grandes précautions d’emploi
  • Contact étroit avec le propriétaire et la famille impossible en permanence
  • Effets secondaires en raison des substances pesantes pour l’organisme
  • Sollicitation du métabolisme du chien en raison des substances chimiques pouvant provoquer des problèmes de peau, du tube digestif et des organes du métabolisme
  • Précautions d’emploi nécessaires pour le chien, l’homme et l’environnement
  • Danger pour les eaux et les organismes y vivant
  • Expérimentations animales
  • Aggrave souvent les allergies chez les allergiques
  • Développement de résistance à l'encontre des substances naturelles en général impossible
  • Resistenzentwicklung gegen natürliche Wirkstoffe in der Regel nicht möglich
  • 1 à 3 applications quotidiennes ainsi que la plupart du temps en combinaison avec d’autres soins et mesures comme rechercher la présence de tiques sur le pelage, éviter les endroits infestés par les tiques comme les herbes hautes, les broussailles ou baigner le chien en cas d’infestation de puces
  • Pas de précautions d’emploi spéciales
  • Contact étroit avec le propriétaire et la famille possible en permanence
  • Pas d’effets secondaires en raison des substances pesantes pour l’organisme
  • Pas de sollicitation du métabolisme du chien
  • Très bonne tolérance pour le chien, l’homme et l’environnement
  • Pas de danger pour les eaux et les organismes y vivant
  • Pas d’expérimentations animales
  • A également fait ses preuves chez les allergiques

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Mise à jour Février 2011

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